Talking Type — Appel à projets d'étudiants
AvoidRedArrows, un collectif de design typo de l'école de Design de Karlsruhe en Allemagne organise en août une expo à Karlsruhe.
Vu sur le blog de http://www.slanted.de/
AvoidRedArrows, un collectif de design typo de l'école de Design de Karlsruhe en Allemagne organise en août une expo à Karlsruhe.
Vu sur le blog de http://www.slanted.de/
Fin 2009, James Gallagher, organisait l'exposition sur le collage, “Cutters: An Exhibition of International Collage” à la Cinders Gallery, à New York.
Le studio allemand Hort y a participé, en réalisant un magazine dont le corps est ce qui d'habitude finit dans la poubelle, à savoir les restes du découpage.
Le site du studio Hort
http://www.hort.org.uk
Des zooms sur les images
http://www.hort.org.uk/314
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Les images et texte d'explication présents sur le site sont suffisamment fournis pour que je n'aie rien à dire, ou si peu.
Je suis personnellement sensible au fait que cette réalisation sache se passer des graphistes. Elle est amenée à évoluer de façon autonome, directement par l'intervention de la galeriste, et ce à moindre frais. — L’activité de la galeriste est au cœur de la réalisation de l’identité visuelle. L’idée directrice du projet est de montrer pour chaque exposition l’ensemble de son travail en amont. Les étapes de recherche documentaire et de construction de l’exposition vont être montrées dans les supports de communication de l’événement. Elles vont en effet être réinvesties par la galeriste pour illustrer les éléments de communication des expositions (livrets et affiches). L’identité générale du projet est composée de trois figures caractéristiques récurrentes de la galerie qui sont présentes sur chaque support. Ces éléments s’articulent dans un format A3, feuille de base à partir de laquelle va se construire l’ensemble des supports des expositions. La galeriste choisi parmi cinq typographies et cinq couleurs pour communiquer une exposition. La variété des couleurs et des typographies permet de distinguer les expositions entre elles. Les supports vont se créer par la superposition des informations sur l’exposition photocopiées sur les feuilles initiales colorées. Cette réalisation obéit à des règles de composition du texte et des images que nous définissons au préalable. Le livret de l’exposition se compose d’un cahier de texte, d’un cahier couverture et d’un ou plusieurs cahiers images. La mise en place du texte, les choix des visuels présents dans ce livret lui sont confiés. La galeriste photocopie l’ensemble sur les feuilles de base colorées. La mise en page des textes du livret et des invitations est réalisée à partir des grilles établies par notre charte. La gestion des images et de leurs cadrages est laissée libre à la galeriste. Le corps de la typographie du texte et de la couverture est décidée en fonction de la longueur du texte. L’objectif donné à la galeriste pour la mise en page est de remplir entièrement le cahier texte, la police et son corps varient ainsi à chaque support et à chaque exposition. Ils sont imprimés puis associés pour former un A3. La galeriste rassemble des images, des extraits d’ouvrages qu’elle a étudié et autres objets qui lui ont permis d’organiser l’exposition. Tous ces éléments vont venir s’ajouter aux informations de la feuille A3 de base et donnent de la plasticité à l’ensemble. Le livret est conçu à partir d’un pliage in octavo. Il en résulte un livret de format A5 relié par un élastique en caoutchouc. Les affiches reprennent aussi le principe de superposition d’informations par la photocopie. Elles sont composées d’une feuille de base A3, d’une photocopie N/B d’un élément de recherche de la galeriste et des informations pratiques qui sont quand à elles photocopiées en couleur. La mise en page des invitations est réalisée de la même manière, sauf qu’elles ne comportent pas d’image. Elle est imprimée sur le format A3 de base, coupé en deux puis plié pour former un A6. L’objectif de la mise en scène de la vitrine est de retrouver l’idée de superposition des couches issue des supports papier. Ainsi, lorsque la galerie n’aurait pas d’exposition en cours, on trouverait au fond de la pièce un aplat coloré qui annoncerait l’identité et la réalisation de la prochaine exposition. Les passants sont informés sur la nature de la prochaine exposition et de la galerie. http://francois.havegeer.free.fr/ Et merci à Brice pour la découverte.Comments [0]
Isidore Isou (né en 1925) s'est obstinément interrogé dès sa jeunesse sur les fondements de la création cherchant après les tentatives de Léonard de Vinci et Paul Valéry la théorie de la méthode de création universelle. Il a consigné ses recherches dans ce qui allait devenir l'ouvrage d'une vie, la Créatique (1941 - 1976), publiée récemment en janvier 2004. La Créatique prétend dévoiler les secrets de la création dans toutes les branches du savoir humain.
La création est la notion centrale de la pensée d'Isidore Isou. Le terme de création doit donc se comprendre d'un point de vue élargi puisqu'il s'applique à toutes les disciplines du savoir. « Il y a une cause première : le moteur de l'évolution sociale n'était pas l'instinct de survie, mais la volonté de créer ? par la volonté de création, l'artiste allait de la bave d'une existence inconsciente à l'éternité de l'histoire faite consciemment ? ».
C'est la poésie lettriste qui en 1945 inaugure l'ouverture du futur système de création intégrale. Isidore Isoudistingue deux périodes dans l'évolution de la poésie :
L'amplique et le ciselant matérialisent les deux processus organiques de vie et de mort d'une discipline. La lettre, à la fin de cette phase ciselante, devient l'unique particule en même temps que le dénominateur commun à d'autres branches esthétiques : de la poésie à la musique et des arts plastiques au roman.
Après l'épuisement annoncé des dernières avant-gardes du cycle ciselant, c'est-à-dire cubistes, abstraits, dadaïstes et surréalistes, Isirore Isou théorise et explore de nouvelles formes esthétiques : lettristes, hypergraphiques, infinitésimales, excoordistes. Chacune des formes inédites intériorise, dans le cours de son développement interne, les transformations amplique et ciselante, comme des principes créateurs.
Au-delà de la lettre et du mot « lettrisme », le mouvement développe une conception totalement nouvelle de la culture. Leur système va progressivement refonder l'ensemble des arts : poésie, musique, peinture, sculpture, arts du spectacle, cinéma, mais également : la philosophie, l'économie, les sciences, les techniques, la théologie. Ainsi, le lettrisme évoluera, non sans résonances mystiques, vers la création intégrale qui redéfinie même la création de Dieu.
La dictature lettriste (1946) annonce la création d'une poésie qui brise le mot pour la lettre. Avec son Manifeste de la poésie lettriste (1942) publié plus tard dans l'Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique (1947), Isou lance la poésie alphabétique, débarrassée de son contenu signifiant.
De l'organisation savante des voyelles et des consonnes doit naître une autre manière de concevoir et de distribuer l'alphabet. Précisons qu'il ne faut pas confondre les poèmes lettristes avec ceux des futuristes et dadaïstes qui s'orientent uniquement vers une destruction du langage annonçant la fin du ciselant.
A l'inverse, Isou, lui, construit un nouvel amplique de plus en plus proliférant. La poésie alphabétique élargit son univers sonore pour intégrer tous les bruits que peut produire le corps humain (aspiration, expiration, soupir, applaudissements…). L'autre caractéristique de cette poésie, c'est qu'elle évolue selon les lois organiques de l'amplique et du ciselant. Enfin la poésie sonore entretient des liens très étroits avec la musique, développée parallèlement par le groupe lettriste.
Introduction à l'esthétique imaginaire (1956) révèle les possibilités d'une poésie infinitésimale ou imaginaire composée de phonèmes virtuels. Isou, en se fondant sur les théories infinitésimales de Leibniz et Newton, dépasse dans ses recherches, les données concrètes des lettres sonores pour embrasser l'infini : l'infiniment grand ou les multiplications infinies de la lettre (avec des puissances mathématiques du type a²) et l'infiniment petit ou les divisions infinies de la lettre (du type a/2 ou des racines comme √a). Par conséquent, cette poésie s'actualise par le biais d'une notation de signes concrets qui fonctionne comme une versification de virtualités.
Ces œuvres sont donc des partitions pour imaginer des éléments possibles voir mêmes inexistants. Le problème de la perception au-delà du concret pose la question des autres facultés perceptives, de leur mutation et même de la création de nouveaux sens au-delà des cinq déjà connus.
Cette poésie centrée sur la communication sensorielle forme une constellation d'élaborations mentales, purement conceptuelle ou imaginaire dans l'esprit du lecteur.
Texte de E. Monsinjon. Lelettriste.com
Malgré la mauvaise qualité voici quand même quelques visuels, et créations de Isidor Isou, Roland Sabatier, Anne-Catherine Caron, Micheline Hachette, tous issus de ce mouvement.
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Simone Farner, Lea Schmidt et Ruth Amstutz travaillent ensemble à Zurich, dans le Büro für Visuelle Gestaltung appelé Pirol.
Leur site est entièrement en allemand (donc difficile d'accès pour ceux qui ne comprendrait pas la langue), et expose uniquement des travaux autour du livre et des supports éditoriaux.
Je vous invite donc à visiter leur site http://www.pirol.org et je vous laisse découvrir un petit aperçu de leur travail, qui présente toujours de belles finesses et des principes de mise en page intéressant.
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Conçu par les studios BANK (Berlin) et INVENTORY (Londres), ce projet d'expositions met en relation 10 studios de designers anglais, et 10 studios allemands. De janvier à mars, ces studios ont joué au téléphone arabe en images, via Skype. Le résultat de cette chaine sera ensuite exposé en mai prochain à la Idea Generation Gallery à Londres, puis à la Program Gallery à Berlin en juin.
Tour à tour, chaque participant se présentait avec un travail ou une idée du participant précédent. Chacun a ensuite 3 jours pour interpréter et faire suivre ses résultats au participant suivant. Les curateurs n'ont posé aucune contrainte quant à la nature des réponses ou aux techniques utilisées. Un extrait du discours des organisateurs: « Loin d'être une simple exposition de chaque travail individuel, c'est un processus de collaboration dynamique dans lequel les créatifs s'engagent, et réinterprètent des concepts et designs générés par leurs confrères précédents. Les expositions sont une démonstration du processus de design lui-même, mettant en évidence les voies par lesquelles les idées sont réalisées visuellement à travers une multiplicité de techniques, de matériaux et d'influences culturelles. Les curateurs veulent ainsi démontrer les différentes approches et esthétiques des praticiens londoniens et de leurs confrères berlinois, en facilitant la fusion des deux partis. Nous espérons que la masse de travail issue de cette démarche démontre que la créativité n'est jamais prévisible, et infiniment variée. [...] » Je vous laisse lire le reste sur le site (en anglais), la démarche est vraiment passionnante, les conversations entre les designers surprenantes. Bref, génial.
Le site de l'évènement, ainsi que la liste de tous les participants
http://www.theartofconversation.org
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Une graphiste néerlandaise dont les (trop peu nombreux) travaux présentés sur le site sont pour certains vraiment intéressants, je trouve.
Le système de reliure utilisé pour EINDEXAMEN CATALOGUS est bien pensé...http://www.martinemathijsen.nlComments [8]
Édition en self-service
ou comment présenter le master communication de l'ecv d'Aix-en-Provence lors de ses portes ouvertes.Comments [4]
Publié sur TypoJungle notamment, j'ai pas mal apprécié le travail de ce graphiste basé à Munich. Pas révolutionnaire, mais très plaisant, tout de même audacieux. Et puis comment résister à un beau support journal ?
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